L'Alien, la Sphère et la Baleine.

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Fan de Science Fiction et de Fantastique. J'aime bien écrire des romans aussi...

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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 22:40

 

Ne tremble pas, fais ça bien, me loupe pas.

Sectionne, enlève, soigne, répare—moi.

J’ai une pièce défectueuse, elle fonctionne mal.

J’ai une pièce défectueuse,  elle fonctionne mal.

 

Je ne l’aime plus, je ne le veux plus.

Il m’impose son vertige, ses terreurs, sa fureur

Il me tient dans l’angoisse,

M’humilie comme un enfant pris la main dans le sac.

Il parasite mon cerveau interfère, déforme mes artères.

Il cogne en moi, contre—moi,

Et me laisse épuisé dévasté par la rage.

Il rouille de l’intérieur,

Dissémine son poison qui me détraque

Je ne l’aime plus, je ne le veux plus.

 

Libère—moi, fais vite, l’insanité me ronge.

Ce flots qui m’emporte, déconnecte—le.

Fais le taire, apaise mes artères.

Je ne veux plus être la salope en larmes dans le miroir.

Je ne veux plus supplier après un mot d’espoir.

Je ne veux plus convulser de terreur le soir

Il faut y mettre terme,

Ou je me fous en l’air.

 

Boum Boum Boum

Boum Boum Boum

Boum Boum Boum

 

Ne tremble pas, fais ça bien, me loupe pas.

  Sectionne, enlève, soigne, répare—moi.

J’ai une pièce défectueuse, elle fonctionne mal.

J’ai une pièce défectueuse,  elle fonctionne mal.

 

Je pourrais alors m’évader, sans plus rien considérer.

L’esprit libre et indompté, tout traverser sans me retourner.

Je pourrais alors te flouer, te rabaisser, et te harasser.

Te mettre des aiguilles sous les ongles et te sourire.

Droit dans les yeux tout te dire, de a à z te mentir.

Te torturer de mes lèvres closes, compter tes ecchymoses

Jusqu’à ce que tu ressentes la défaillance,

Que tes organes baignent dans la démence.

Jusqu’à ce que tu rouilles dans tes larmes,

Que tu te brises et me tendes à ton tour la lame.

 

"TAKO TSUBO", par K.Heva.

 

Par K.HEVA - Publié dans : K.HEVA is calling
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 18:40

 

 

   

Je sais
Les pensées dérangées qui fusent dans ton esprit.
Je sais
L’insatiable culpabilité ensevelie dans ton lit.
Manipule moi si tu le peux,
Vas—y, et joues toi de moi

Je sais

L’arrogante fierté qui empoisonne la vérité quand tu l’entends
Je sais
La langue perfide qui éparpille au loin tes peurs
Vas—y montre moi enfin qui tu es vraiment.

Tu peux mentir aux journaux,

Tu peux te cacher de la presse
Tu peux simuler sur scène
Tu peux ramper hors de ta cage
Tu peux chercher et détruire

Tu peux tuer par jeu

Je sais ta chair souillée

Je sais ton âme répugnante
Je sais tous tes sales coups tordus

Je sais tous tes secrets les plus intimes,

Je sais où tu dors.

Je sais
La démence derrière ce masque que tu portes
Je sais
Cet insupportable besoin qui te fait passer de l’amour à la haine
Pauvre et pathétique parano.
C’est moi où ça te fait prendre ton pied au fond ?


Tu joues très bien la victime

Tu t’es construit un Enfer bien agréable

Tu voudrais que quelqu’un te comprennes
Prends garde à ce que tu souhaites car je te comprends

Tu as  es habile à tourner tes phrases.
Tu as posé tes pièges à mon intention,

Les jeux sont faits.

Ça te plaît les jeux, hein ?
Tu crois que tu ne peux pas perdre
Amusant, la seule personne que tu mets dans ton lit c’est toi.

Je te souhaite bonne chance.

Et en passant, ta prose est à chier.

Tu peux mentir aux journaux,

Tu peux te cacher de la presse
Tu peux simuler sur scène
Tu peux ramper hors de ta cage
Tu peux chercher et détruire

Tu peux tuer par jeu

Je sais ton âme répugnante
Je sais tous tes sales coups tordus

Je sais tous tes secrets les plus intimes,

Je sais où tu dors.

 

 

 

Traduction libre de "I Know Where You Sleep" d'Emilie Autumn

Par K.HEVA - Publié dans : K.HEVA is calling
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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 09:13

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Lorsque j’ai un coup de blues, je m’assieds sur le parquet, à côté de mes plantes.

 

Je berce les graines et les bulbes endormis sous la terre, j’encourage les jeunes pousses, et m’extasie devant les fleurs.

 

Vous pouvez donner autant d’amour et de soins que vous le voulez à une plante, elle vous le rendra toujours. Elle vous aimera. Il n’y a pas besoin de se méfier, d’analyser, de décrypter. La parole d’une plante est honnête. Elle n’attend rien d’autre de vous que vous lui donniez de quoi vivre. En échange, elle vous nourrit, vous enchante et attire le bourdonnement des abeilles et des papillons. Elle vous ravit. C’est un bonheur que seule une plante peut offrir pour peu que l’on puisse le lui reconnaître et l’en remercier.

 

Il n’y a pas de rapport de force, de rivalité, d’opportunisme. C’est un amour pur, qui ne répond qu’au seul besoin de vivre.

 

Vous avez besoin de vivre, j’ai besoin de votre amour pur.

 

Par K.HEVA - Publié dans : K.HEVA is calling
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 10:54

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Johann, bourré et torché. 

 

 

En ce moment, je bosse sur un passage érotique de Bleu&Rouge 2. Vous vous en doutez sûrement, mais ce n’est pas un exercice facile. Je suis un auteur plutôt lent, j’écris, puis je reviens deux ans plus tard et je réécris, puis je reviens le mois suivant et je réécris et ainsi de suite jusqu’à avoir trouvé la juste note, celle qui tient tout le long , sans briser la corde.


Il en va de même avec tous les autres passages, mais je dois avouer que les scènes érotiques m’ont souvent amenées à recommencer plus d’une fois. La scène que je travaille actuellement a déjà été écrite, elle date du 3 décembre 2006, pour tout vous dire ! Naturellement, cinq ans plus tard, plus rien ne va ! Les personnages ont mûri, tout est à refaire !


Et comme mes passages érotiques font en moyenne quinze pages (format livres de poche), c’est long. Qu’est ce que je peux bien raconter tout au long de ces pages ? Quand les persos, font n’importe quoi avec n’importe qui, c’est facile, ça va vite. En deux heures c’est plié et réécrit. Mais lorsqu’il s’agit d’amour et de passion ! Ouhhhh… C’est long !


Quelque soit la nature du rapport (qui ?quoi ? comment ?) à vrai dire ce qu’ils font n’est pas le point important. Ça reste de la chair qui s’emboîte ! La difficulté, le casse-tête, le raclage de cervelle sensorielle intervient dans le fait que j’adore explorer les sentiments de mes personnages. J’aime les épingler sur mon écran, les disséquer au scalpel (pour reprendre Akiko Murita), dénouer le fil de leurs émotions, aller jouer dans leurs tripes et voir jusqu’où je peux compatir à leurs souffrances… Et à leurs plaisirs ^^.


Mon autre difficulté concerne le langage. La première version de Bleu&Rouge, (celle de 2006) ne contient pas une seule fois les mots « bander, branler, sexe, baiser » etc… C’était un point d’honneur pour moi, je voulais parler de passion, de chair, d’abandon de jouissance, mais je ne voulais pas être catalogué « porno ». Manquant d’expérience, j’ai choisi une solution extrême : ne pas introduire de mots explicitement sexuels. Vous imaginez la galère que ça a été ? Je pense que c’est cette contrainte qui m’a conduit à écrire des passages longs, car je me suis alors concentré sur le ressenti. Depuis, j’ai mûri avec mes personnages et je pense avoir trouvé le juste milieu, le bon équilibre, les paroles des lecteurs vont dans ce sens jusqu’ici.


Pour m’aider à réécrire ce fameux passage érotique, je relis « Anthologie Bilingue de la Poésie Allemande » de René Lasne. La poésie est l’art de la métaphore. Je l’ai découvert au lycée, en étudiant le poème « Mignonne allons voir si la Rose » de Ronsard, je trouvais ce poème mignon, jusqu’à ce que le prof nous apprenne qu’il s’agissait en fait d’une invitation à s’envoyer en l’air !

 

Mignonne, allons voir si la rose

A Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

 

Pierre Ronsard

 

Quel vieux filou ce Ronsard !


La poésie m’a beaucoup influencé, elle m’a conduit à développer des métaphores filées, des champs lexicaux privilégiés. Et ça donne ça quand j’y mets ma patte :


Extrait de Bleu&Rouge 1:

« Si je pouvais te défoncer la cage thoracique Johann, j’irais lécher sous tes côtes ton petit cœur battant gluant de liquide organique, j’embrasserais tes artères, je caresserais ton diaphragme, soufflerais dans ta trachée… Je t’avalerais tout entier. »


Quel romantique ce Thomas *soupir* !

Par K.HEVA - Publié dans : Bleu&Rouge - Tome II
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 17:26

Bonjour à tous!

 

Cela fait un bail que je n'ai pas vraiment touché un crayon, mais j'ai eu envie de m'y remettre doucement ^^. Vous connaissez peut-être le personnage de droite, mais pas encore les deux autres.

 

OxLxT.jpg

 

Je sais il y a plein d'erreurs de perspective et de proportion, soyez indulgents !

 

B&R2 se réécrit à son rythme, Andro&Gyne est presque terminé! Encore un peu de patience!

Par K.HEVA - Publié dans : Bleu&Rouge - Tome I
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